Un entrepreneur haïtien remporte deux grands prix internationaux à Berlin

Le président de Sunrise Airways, Philippe Bayard, a été distingué lors des International Travel Awards 2026 organisés dans le cadre du salon ITB Berlin.

Le dirigeant de la compagnie aérienne Sunrise Airways, Philippe Bayard, a reçu deux distinctions internationales lors des International Travel Awards 2026.

Les prix ont été décernés par la Pacific Area Travel Writers Association (PATWA) lors du PATWA World Tourism Leaders’ Summit, organisé à Berlin dans le cadre du salon ITB Berlin, l’un des plus grands événements mondiaux consacrés au tourisme.

La cérémonie s’est tenue le 4 mars dans la capitale allemande. Philippe Bayard y a reçu le Gold Award for Excellence in Airline Leadership – Caribbean, tandis que Sunrise Airways a également été récompensée par le prix de la Best Airline – Caribbean.

Ces récompenses viennent saluer le rôle joué par la compagnie dans le développement des liaisons aériennes entre plusieurs territoires de la Caraïbe.

Fondée en 2012, Sunrise Airways s’est progressivement imposée dans le transport aérien régional. La compagnie dessert aujourd’hui plusieurs destinations, notamment Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Les Cayes, Jérémie, Saint-Domingue, La Havane, Santiago de Cuba, Holguín, Camagüey, la Guadeloupe, Panama, Miami, Fort Lauderdale, Providenciales et Saint-Martin.

Dans une déclaration relayée par la compagnie, Philippe Bayard a salué le travail de ses équipes.

« C’est un immense honneur de recevoir ces distinctions internationales. Cette reconnaissance reflète le travail de toute notre équipe et notre engagement à renforcer la connectivité régionale dans les Caraïbes », a-t-il déclaré.

Le chef d’entreprise a également évoqué sa vision d’une région caribéenne plus intégrée grâce au transport aérien, une idée qu’il résume par le concept « One Caribbean », visant à faciliter les échanges économiques, touristiques et culturels entre les territoires de la région et les communautés de la diaspora.

Facilitation douanière : Un protocole entre le MEF, la CCIH et l’ADIH pour simplifier le dédouanement et renforcer la compétitivité des entreprises locales 

Le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) et l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) ont signé, ce vendredi 16 janvier 2016, un protocole d’accord visant à faciliter et optimiser les procédures de dédouanement au profit de la production nationale.


La cérémonie de signature, tenue à dans un Hotel à Petion ville, a réuni plusieurs hauts responsables publics et privés, dont le ministre de l’Économie et des Finances, le directeur général de l’Administration générale des Douanes (AGD), ainsi que les dirigeants de la CCIH et de l’ADIH. Au-delà du caractère institutionnel de l’événement, l’initiative se veut une réponse concrète aux difficultés structurelles auxquelles font face les entreprises industrielles haïtiennes.

Conclu pour une durée de 3 ans, le protocole vise principalement à faciliter l’importation des matières premières et des intrants destinés à la production locale. L’objectif affiché est clair : réduire les délais, maîtriser les coûts, sécuriser les flux de marchandises et, surtout, renforcer la compétitivité des entreprises nationales, tant sur le marché local qu’à l’international.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le président de l’Association des Industries d’Haïti, Maulik Radia, a souligné l’importance stratégique de cet accord. Dans un discours prononcé en anglais, il a insisté sur le fait que ce protocole va bien au-delà d’une simple formalité administrative. « La facilitation douanière constitue une étape décisive pour nos entreprises. Elle permet de réduire les coûts liés aux procédures de dédouanement, d’améliorer la productivité et de préserver la compétitivité, tant sur le marché local qu’international », a-t-il déclaré.

Toujours selon lui, l’accord contribue également à renforcer la valeur et la crédibilité du label « fabriqué en Haiti », en offrant aux produits locaux de meilleures conditions pour faire face à la concurrence internationale.

De plus, Maulik Radia a tenu à rappeler que la signature du document ne représente qu’une première étape. Le succès de l’initiative dépendra de la rigueur dans sa mise en œuvre, du suivi des engagements pris et de la capacité des parties prenantes à maintenir un dialogue technique, ouvert et constructif.

De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Jean Nathan Létang, a replacé l’accord dans son contexte économique et social. Il a reconnu que la signature intervient dans une période particulièrement difficile pour le pays, marquée par une instabilité politique persistante et une situation sécuritaire qui affecte lourdement les activités économiques.

Malgré ce climat, Jean Nathan Létang estime que le protocole constitue un pas important vers une Haïti plus compétitive et mieux gouvernée. Il a notamment insisté sur la responsabilité des entreprises bénéficiaires. « La CCIH s’engage à sensibiliser ses membres au strict respect de leurs obligations fiscales et douanières. La facilitation ne peut fonctionner que dans un cadre de conformité, de transparence et de confiance mutuelle », a-t-il affirmé.
Concrètement, l’accord prévoit plusieurs mesures de facilitation, parmi lesquelles la simplification des procédures de dédouanement, l’octroi de circuits prioritaires aux entreprises conformes, l’entreposage des matières premières directement à l’usine, la mise en place de guichets dédiés, ainsi que l’exonération de l’Amende pour Déclaration Tardive (ADT) dans des situations spécifiques et dûment justifiées.

Ces dispositions seront appliquées dans le strict respect du cadre légal et réglementaire en vigueur. Le MEF assurera le pilotage et le suivi du dispositif, tandis que l’AGD veillera à l’application effective des mesures, dans une logique de modernisation, d’efficacité du contrôle et de sécurisation des recettes publiques.
Pour le ministre de l’Économie et des Finances, ce protocole traduit la volonté du gouvernement de soutenir concrètement la production nationale, de moderniser l’action publique et de consolider la relation de confiance avec les entreprises respectueuses des règles. Dans un pays où l’économie formelle peine à se maintenir face à l’insécurité et à l’instabilité, cet accord apparaît comme une tentative de créer des conditions plus favorables à l’investissement, à la création d’emplois et à une croissance durable.

Lancement du Centre de Services de la CCI-Sud : un nouvel outil d’appui aux entreprises

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Sud (CCI-Sud) a procédé, le dimanche 21 décembre 2025, au lancement officiel de son Centre de Services aux entreprises, lors d’une cérémonie organisée dans ses locaux.
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Sud (CCI-Sud) a procédé, le dimanche 21 décembre 2025, au lancement officiel de son Centre de Services aux entreprises, lors d’une cérémonie organisée dans ses locaux. Cette initiative s’inscrit dans le Projet de mise en place des Centres de Services des Chambres de Commerce et d’Industrie du Grand Sud, porté par le Collectif des Chambres de Commerce et d’Industrie du Grand Sud (CCCIGS), avec l’appui financier du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF).

Une vue de l'assistance au lancement du Centre de Services de la CCI-Sud

Le projet vise à renforcer l’accompagnement des entreprises locales dans un contexte économique marqué par la fragilité des micros, petites et moyennes entreprises, la prédominance de l’informalité et l’accès limité aux services d’appui.

Intervenant lors de la cérémonie, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Sud, Jean Nathan Létang, a rappelé les difficultés auxquelles est confrontée la métropole du grand Sud et la nécessité d’une réponse anticipée de l’État et du secteur privé. « La métropole du grand Sud vit des moments difficiles. L’État et le secteur privé doivent anticiper pour développer des moyens modernes, ouvrir de nouvelles entreprises et créer de nouveaux emplois afin de les délocaliser de Port-au-Prince », a-t-il déclaré.

Selon lui, le centre de services de la CCI-Sud constitue une initiative régionale majeure, appelée à renforcer le rôle de la chambre comme interface de soutien et partenaire stratégique des entrepreneurs.

Pour sa part, le directeur exécutif de la CCI-Sud, Jacquelin Dérismé, a insisté sur la nécessité pour les entreprises locales de s’adapter à un environnement économique en constante évolution.

« Nous savons que le monde évolue et que les entreprises doivent être compétitives. La Chambre de Commerce cherche à s’adapter à la réalité du jour pour permettre aux entrepreneurs du département du Sud d’accéder à davantage de services », a-t-il indiqué.

Il a précisé que le centre de services offrira notamment des formations, des activités de sensibilisation, des services liés à la technologie et à l’intelligence artificielle, ainsi qu’un accompagnement visant à améliorer la performance des entreprises.

« La Chambre doit permettre à ses membres de s’adapter, de devenir plus performants et de contribuer à la croissance économique du département du Sud », a ajouté M. Derismé.
Le directeur exécutif a également apporté des précisions sur le financement du centre de services, soulignant que les fonds proviennent du Collectif des Chambres de Commerce, bénéficiaire d’un appui financier du Ministère de l’Économie et des Finances.

« La CCI-Sud a reçu un financement de deux millions de gourdes, tout comme les autres Chambres de Commerce membres du Collectif, afin de permettre aux entreprises de bénéficier de ces services », a-t-il précisé.
Il a rappelé que ces services sont destinés exclusivement aux membres de la Chambre, tout en invitant les entreprises locales à adhérer afin de pouvoir en bénéficier.

« Nous invitons les entreprises de la région à devenir membres de la Chambre de Commerce pour avoir accès à ces services », a-t-il lancé.
Selon lui, les ressources humaines mobilisées dans le cadre du centre seront prioritairement issues de la région, avec la possibilité de recourir à des expertises extérieures en cas de besoin tout en donnant l’assurance que le Centre de Services s’inscrit dans la mission permanente de la CCI-Sud et que ses activités seront maintenues de manière continue dans le département.

Discours de Martine Cuvilly de la Présidente de la CCIO à l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la Chambre départementale de l’Ouest

À l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest (CCIO), la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) a l’honneur de publier le discours de la Présidente de la CCIO, Madame Martine Laroche Cuvilly.

Dans cette allocution forte et rassembleuse, la Présidente revient sur près de deux décennies de résilience du secteur privé dans le département de l’Ouest, marqué par de profondes crises économiques, sociales et sécuritaires. Elle rend hommage aux entrepreneurs haïtiens qui, malgré l’adversité, ont choisi de créer, d’investir, d’innover et de rester engagés au service du développement local et national.

Ce discours met également en lumière les défis à venir et les opportunités à saisir, en appelant à un secteur privé plus uni, plus moderne et plus conscient de son rôle économique, social et citoyen. À travers une vision tournée vers l’avenir, la CCIO réaffirme sa mission de fédération, d’accompagnement et de plaidoyer au bénéfice de l’ensemble des acteurs économiques du département de l’Ouest.

La CCIH s’associe à cette célébration et salue le travail constant de la CCIO, dans la promotion d’un développement inclusif, durable et porté par les forces vives du pays.

 Nous vous invitons à découvrir ci-dessous le discours intégral de la Présidente de la CCIO à l’occasion de ce 17ᵉ anniversaire.

DISCOURS DE LA PRÉSIDENTE À L’OCCASION DES 17 ANS DE LA CCIO

Mesdames, Messieurs,
Chers entrepreneurs, partenaires et amis du développement,

Bonjour,

Je suis Martine Laroche Cuvilly, Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest. À l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la CCIO, je suis honorée de m’adresser à vous et de célébrer ensemble un parcours marqué par la résilience et l’engagement du secteur privé.

Depuis 2008, notre pays et notre département ont traversé des moments parmi les plus difficiles de notre histoire récente. Ces défis ont touché nos entreprises, nos familles, nos communautés et nos territoires. Et pourtant, malgré les secousses économiques, sociales et politiques, une vérité demeure :
le secteur privé n’a jamais cessé d’avancer.

Au contraire, de nombreuses entreprises ont vu naissance, ont grandir, ont investi,  se sont moderniser, tandis que d’autres ont choisi de se réinventer pour survivre. Il faut du courage, mais aussi une véritable vision, pour continuer à entreprendre.

Au nom de la CCIO, je félicite tous les entrepreneurs — membres ou non de notre institution — qui, par leur persévérance, leurs investissements, démontrent chaque jour leur foi en l’avenir d’Haïti et de notre département.
Ayibobo pou nou tout !

Je tiens à saluer particulièrement la nouvelle génération d’entrepreneurs, animée d’un profond sens de responsabilité et d’appartenance. Ils ont choisi de rester, de créer, de bâtir ici, convaincus que c’est à nous qu’il appartient de construire l’Haïti dont nous rêvons.

Aujourd’hui, entreprendre ne consiste plus seulement à créer ou maintenir des emplois. Cela implique aussi d’assumer un rôle social, citoyen et environnemental. Les transformations que vit notre pays nous invitent à repenser nos pratiques, à moderniser nos entreprises, et à faire de la réussite économique un moteur de mieux-être collectif.

La CCIO en est profondément convaincue.

Si les pressions économiques, sécuritaires et sociales pèsent fortement sur notre département aujourd’hui, elles ouvrent aussi une nouvelle page.

Demain, il nous faudra reconstruire  des infrastructures, des quartiers, des services essentiels, une économie locale plus forte.
Et reconstruire, c’est aussi imaginer autrement.

Les opportunités existent partout : de l’Arcahaie à La Gonâve, des Palmes, à Croix-des-Bouquets,de carrefour au centre ville, enfin dans toute la grande agglomération de Port-au-Prince.

Elles touchent des secteurs comme le tourisme, l’agribusiness, la construction, les énergies renouvelables, les technologies, la pêche, les industries culturelles, et bien d’autres encore.


Par ailleurs, les avancées technologiques, notamment la digitalisation et l’intelligence artificielle, nous offrent des outils concrets pour rattraper notre retard et mieux nous connecter à la Caraïbe, aux Amériques et au monde.

Alors que nous célébrons les 17 ans de la CCIO, je souhaite, en mon nom propre et celui du conseil d’administration, remeecier tous ceux qui ont contribué à cette aventure collective :

nos fondateurs, nos membres fidèles, nos entrepreneurs, nos collaborateurs d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que nos partenaires institutionnels.
Je veux aussi rendre hommage à ceux qui ne sont plus parmi nous, mais dont l’engagement continue d’inspirer notre chemin.

C’est grâce à chacun de vous que la CCIO a su traverser les turbulences et rester debout, résolument tournée vers un avenir plus stable, plus ambitieux et plus inclusif.

En regardant vers l’avenir, une conviction s’impose :
nous devons travailler ensemble.

Le développement du département de l’Ouest dépend de notre capacité à unir nos forces, mutualiser nos ressources, défendre des positions communes et porter des projets structurants.

Nous avons besoin de votre vision, de vos capitaux, de vos réseaux, de vos idées. Mais nous avons surtout besoin d’un secteur privé organisé, rassemblé et déterminé à transformer les obstacles en opportunités.

C’est dans cet esprit que j’invite tous les entrepreneurs du département de l’Ouest à rejoindre la CCIO —
de la petite boutique de quartier aux grandes entreprises,
des micro-entrepreneurs aux start-ups,
des petites structures familiales aux industries bien établies.

Pa gen biznis ki twò piti pou CCIO.
Le secteur privé, c’est nous tous.
Chak moun k ap kreye, vann, pwodwi… fè pati mouvman devlopman depatman an.

CCIO se chanm tout komèsan, tout endistriyèl, tout antreprenè, san diskriminasyon.

Depu wap fe biznis nan depatman an ou glin plas ou nan CCIO.

Nous sommes en ligne, et aussi physiquement présents à Lotus Plaza, à Pétion-Ville, passé nous voir.

Ensemble, ouvrons une nouvelle étape de notre développement.
L’avenir nous tend les bras :  unissons nos forces et poursuivons notre ambition pour le progrès économique, social et humain de notre territoire.

Vive Haïti.
Vive le département de l’Ouest.
Vive ses entrepreneurs.
Vive la CCIO.

Communication de la Chambre de Commerce et d’Industrie D’Haïti CCIH-CA/1-12/25

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) a l’honneur d’informer le public, les institutions nationales, les représentations diplomatiques, les organisations internationales, les associations professionnelles ainsi que l’ensemble des acteurs du secteur privé évoluant en Haïti qu’un nouveau Conseil d’Administration est en fonction depuis novembre 2024.

Ce Conseil, marqué par une représentation élargie et inclusive du secteur privé national issus de tous les départements du pays, incarne une nouvelle dynamique de collaboration, de responsabilité et d’engagement collectif au service du développement économique national. Dès son installation, le Conseil s’est attelé à la tâche avec détermination, animé par la volonté de renforcer les fondations institutionnelles de la CCIH et de consolider son rôle de plateforme unificatrice de la communauté des affaires haïtienne.

Dans cet élan de modernisation et de transparence, la CCIH annonce :

Il est également rappelé que, dans le cadre de ces nouvelles orientations institutionnelles, toute décision officielle, tout positionnement public et toute note officielle émanant de la CCIH doit obligatoirement porter la signature de l’ensemble des membres actifs du Conseil d’Administration. Cette mesure vise à assurer une gouvernance harmonisée, transparente, représentative de l’ensemble des pôles régionaux et conforme à l’intérêt collectif du secteur privé haïtien.

Le Conseil réaffirme sa volonté de contribuer à l’émergence d’un secteur privé responsable, productif, structuré et résilient, pleinement engagé dans la reconstruction économique et la relance des investissements en Haïti. Avec assurance, dignité, respect et esprit d’ouverture, la CCIH demeure déterminée à travailler avec l’ensemble des acteurs publics, privés, diplomatiques et communautaires dans une approche constructive, inclusive et orientée vers des résultats durables.

La Huitaine du Nord-Ouest — Quand une région entière devient une scène vivante d’innovation et d’identité

Du 1er au 8 decembre dernier, le Nord-Ouest n’a pas simplement organisé un événement, il a ouvert un livre vivant, où chaque page vibrait d’économie locale, de culture enracinée et d’innovation audacieuse. Sous l’impulsion de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord-Ouest (CCINO), la semaine de la fete patronale de Port de Paix a transformé la région en un laboratoire social à ciel ouvert, un lieu où les idées circulaient aussi librement que les artistes, les entrepreneurs et les porteurs d’espoir.

Dès la conférence de presse de lancement, l’atmosphère ressemblait à une respiration collective, une brise nouvelle portée par les voix des institutions, des créateurs, des jeunes et des sages du département. Ce 1er decembre, près de 300 visages, 300 histoires, réunis dans un même souffle pour dire : “Le Nord-Ouest est debout.”

Pendant huit jours, chaque journée fut une allégorie du pays que nous aspirons à bâtir.

Le débat sur la sécurité et l’environnement, a rappelé l’urgence de protéger la maison commune. La rencontre diaspora–communauté a agi comme un pont suspendu entre deux Haïtis qui se cherchent, mais qui ne cessent de se reconnaître. Le festival des poids lourds, a donné corps à la résilience haïtienne, robuste, obstinée, indestructible.

Au cœur de la Huitaine battait un marché d’émotions et de saveurs, riz djon djon fumant, kabrit boukané, bouyon tèt kabrit… Une gastronomie qui ne nourrit pas que le ventre, elle raconte l’âme. Autour des stands, l’économie locale n’était plus un concept, elle avait des parfums, des couleurs, des noms et des sourires.

Puis vint la journée des opportunités d’affaires et de l’intelligence artificielle, le choc des mondes, la rencontre entre le terroir millénaire et les technologies qui redessinent l’avenir. Là, des jeunes, des investisseurs et des visionnaires ont semé des idées qui germeront au-delà de cette semaine.

La mobilisation culturelle, le bal populaire, les distinctions officielles, la mise en lumière du talent féminin, autant de scènes où la mémoire, la fierté et la reconnaissance ont dansé ensemble. Et comme une prière finale, la marche en hommage aux Grenadiers a rassemblé la population dans un même pas, un même hommage, un même destin.

La Huitaine n’a pas été une simple succession d’activités. Elle a été une démonstration magistrale de ce que peut produire un territoire lorsqu’il s’écoute, se célèbre et s’unit.
La CCINO a prouvé que le développement n’est pas seulement une affaire de chiffres, c’est une alchimie entre l’héritage, la créativité et le courage collectif.

Un modèle inspirant de développement endogène… et une invitation à rêver encore plus loin.
Chapeau bas au Conseil d’Administration de la CCINO.

Restitution nationale du Forum sur l’engagement du secteur privé dans la réduction de la violence communautaire

Le 6 novembre 2025, un souffle nouveau a traversé les couloirs du dialogue national. Ce jour-là, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), en partenariat avec le ses alliés institutionnels et territoriaux, a tenu la restitution officielle du Forum sur l’engagement du secteur privé dans la réduction de la violence communautaire, une étape décisive dans la germination d’un pacte économique pour la paix.

Ce forum, dont les racines ont été plantées à Vaudreuil, Cap-Haïtien, les 28, 29 et 30 juillet derniers, a réuni plus d’une centaine de voix venues des dix départements du pays. À travers les ateliers en présentiel et les sessions virtuelles dans l’Ouest, une mosaïque d’expériences, de convictions et de propositions a été tissée avec soin. Entrepreneurs, jeunes leaders, associations professionnelles, coopératives, chambres de commerce, représentants étatiques et partenaires techniques ont uni leurs regards pour tracer ensemble les contours d’un avenir plus stable, plus inclusif, plus fécond.

La restitution du 6 novembre n’était pas une simple synthèse : elle fut une cérémonie de reconnaissance, une célébration de l’engagement collectif. En présence des membres du Conseil Présidentiel de Transition, des partenaires internationaux, des ministères sectoriels, des collectivités territoriales et des présidents des chambres de commerce départementales, appuyés par les pôles de développement du Corridor Nord et du Collectif Sud,  la voix du secteur privé s’est élevée, claire, cohérente, et résolument tournée vers l’action.

Pour que cette dynamique ne reste pas lettre morte, la CCIH a annoncé la mise en chantier d’un instrument structurant. De la parole à l’outil, naissance d’un Secrétariat Technique du Secteur Privé (STSP). Pensé comme un arbre de gouvernance aux racines profondes et aux branches ouvertes, ce dispositif vise à coordonner les efforts, à représenter les intérêts économiques dans les instances nationales, et à soutenir les initiatives locales à fort impact social.

Le STSP sera un espace de concertation, de formulation technique, de suivi territorial et de dialogue intersectoriel. Il incarnera une nouvelle culture de coopération, où le secteur privé ne se contente plus d’observer, mais devient acteur, médiateur et bâtisseur.

Un engagement qui inspire, une démarche qui rassemble. Ce forum et sa restitution ne sont pas des événements isolés : ils sont les premiers battements d’un cœur économique qui choisit de battre au rythme de la paix. Ils témoignent d’une volonté partagée de transformer les défis en opportunités, les fractures en ponts, et les silences en paroles fécondes.

La CCIH salue l’engagement de toutes celles et ceux qui ont contribué à cette démarche. Ensemble, nous avons prouvé que le dialogue n’est pas un luxe, mais une nécessité ; que l’économie peut être un levier de cohésion ; et que le secteur privé, lorsqu’il s’unit, devient une force de transformation nationale.

Le chemin est encore à tracer, mais les balises sont posées. Quand les racines du dialogue nourrissent les branches de la paix, le Secrétariat Technique du Secteur Privé sera notre boussole. Et chaque acteur engagé, notre éclaireur.

Le secteur privé de l’Ouest se mobilise pour réduire la violence communautaire

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), avec le support du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) et l’appui technique de la BINUH et du Système des Nations Unies, a organisé les 20 et 27 octobre 2025 deux ateliers virtuels rassemblant les principaux acteurs du secteur privé du département de l’Ouest autour d’un enjeu majeur : l’engagement direct des entreprises dans la réduction de la violence communautaire.

Ces rencontres se sont déroulées dans un contexte national extrêmement tendu, où l’insécurité freine le développement économique et fragilise le tissu social. Plus de 1,3 million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur de leur propre pays en Haïti, soit une augmentation significative par rapport aux années précédentes (International Organization for Migration [IOM], 2025). Parallèlement, une large partie de Port-au-Prince demeure sous le contrôle de groupes armés, rendant l’accès aux services de base très difficile et accentuant la crise humanitaire (Conseil de sécurité des Nations Unies, 2025). Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques : ils traduisent la réalité quotidienne de milliers de familles et l’urgence d’une action concertée.

Au cours de ces ateliers, les participants ont pu mesurer l’impact direct et tangible de la violence sur le secteur privé. La CCIH a rappelé que « la violence n’est pas seulement une tragédie humaine, elle constitue également un obstacle majeur au développement économique. Sans sécurité, il ne peut y avoir ni croissance, ni stabilité, ni investissements durables ». Le premier atelier a permis de présenter l’approche des Nations Unies ainsi qu’un canevas destiné à collecter des informations sur les incidents de violence dans les communautés. Ces données nourriront directement le plan d’action conjoint actuellement en cours d’élaboration. Comme l’a souligné Mme Aïmé Diouf, Représentante des Nations Unies : « Aucune stratégie ne peut s’implémenter sans plan d’action, et aucun plan d’action ne peut réussir s’il n’est pas en adéquation avec la réalité des communautés ».

Le second atelier a prolongé cette dynamique participative, avec des discussions ciblées sur les moyens d’impliquer directement le secteur privé dans la prévention de la violence, le soutien aux communautés touchées et la reconstruction des zones vulnérables. Les participants se sont engagés à continuer la collecte de données et à proposer des actions concrètes pour renforcer la résilience sociale et économique des quartiers affectés.

Ces ateliers confirment la volonté du secteur privé de jouer un rôle stratégique dans la promotion d’un climat sécurisé et favorable au développement durable. La CCIH, en coordination avec ses partenaires, agit comme plateforme de concertation pour orienter les efforts vers des initiatives concrètes, durables et inclusives. La réussite de cette démarche repose sur la continuité du dialogue et l’engagement collectif : chaque entreprise, chaque acteur, chaque citoyen est un maillon indispensable pour bâtir un Haïti plus sûr, stable et prospère.

Sekirite se Siksè...Dialog pou Lapè ak Pwogrè

Lè kominote yo ini, peyi a grandi. Lapè nan katye w se siksè pou biznis ou ak devlopman peyi a, paske yon anviwònman stab pèmèt moun travay, envesti ak kreye opòtinite san pè. Sekirite ak tèt ansanm se kle pou yon devlopman dirab, paske li fòme baz pou kwasans ekonomik ak sosyal ki soutni tout sitwayen. Peyi ki stab se peyi ki gen opòtinite pou tout moun, kote chak moun ka pran inisyativ, bati lavi yo ak kontribye nan pwogrè nasyonal la. Dialog ak respè pote lapè… lapè pote kwasans, e lè tout aktè nan kominote yo pratike respè ak dyalòg, yo bati yon fondasyon solid ki fè ekonomi an fleri, ki ogmante konfyans nan biznis epi ki prepare Ayiti pou yon avni plis pwospè ak dinamik.

Pa bliye :

Kisa sektè prive a ye?

  1. Kisa sektè prive a ye?

Sektè prive a se tout aktivite ekonomik ki jere pa moun, gwoup oswa antrepriz ki pa depann de Leta. Li gen ladan l:

Depi ou mete yon biznis sou pye pou pwodui, vann, oswa bay sèvis, kit se pou touche benefis, kit se pou kreye travay oswa mete valè nan ekonomi an, ou fè pati sektè prive a. Sa pa depann de jan ou fè l, ni gwosè aktivite an.

2)   Kisa mache enfòmèl la ye?

Mache enfòmèl la se tout aktivite ekonomik ki fèt san okenn papye ofisyèl, san Leta pa rekonèt yo. Sa vle di:

Sa gen ladan l tout moun k ap vann nan lari, atizan ki pa gen patente, chofè ki pa anrejistre, ti machann ki pa gen okenn papye pou mete biznis yo legal.

3)   Sa mache enfòmèl vle di pou Ayiti?

Nan reyalite jodi a, plis pase 90 % moun k ap travay nan peyi a ap fonksyone nan sektè enfòmèl la. Sa vle di:

Mache enfòmèl la se kè ekonomi an, men li pa gen dwa, pa gen vizibilite, pa gen aksè. Se tankou yon motè k ap mache san lwil, san plan, san sekirite.

Mache enfòmèl la fè pati sektè prive a , men se yon pati ki pa rekonèt legalman, ki pa gen aksè ak pwoteksyon sosyal, fiskal, ni finansye.

Moun ki nan enfòmèl la ap pwodui, vann, bay sèvis, mete inovasyon sou pye, men yo fè sa san sekirite:

5)   Chanm komès ki nan zòn ou la pou ou. Pa rete lwen.

Ou gen yon biznis? Ou gen yon aktivite? Ou vle mete l sou pye pou l grandi? Chanm komès ki nan depatman ou la pou ede w mete l legal, pou mete l vizib, pou pwotejel.

Li la pou ba ou enfòmasyon, konsèy, ak akonpayman pou w ka sèvi ak biznis ou kòm zouti pou devlopman.

Pa di se twòp papye. Pa di se twòp tèt chaje. Al chèche konprann. Al poze kesyon. Pwochel. Li ka pi senp pase ou panse, men fòk ou fè premye pa a.

6)   Formalize biznis ou, se mete tèt ou sou wout devlopman.

Ou gen talan

Ou gen vizyon

Ou gen dwa -  Pa kite l rete nan fènwa.

Chanm Komès ki nan depatman pa w la, la pou mete limyè sou ou.