La CCIH porte la voix du secteur privé haïtien au sein de CariCham lors des travaux stratégiques en Barbade

Bridgetown, Barbade – 27 mars 2026 – Le Réseau des Chambres de Commerce des Caraïbes (CariCham) a réaffirmé son engagement en faveur de la résilience régionale et du leadership du secteur privé à l’issue d’une série de rencontres de haut niveau tenues à la Barbade du 24 au 26 mars 2026. Organisées en partenariat avec le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), ces activités ont réuni des Chambres de commerce de toute la Caraïbe, des institutions régionales ainsi que des partenaires de développement, en vue de renforcer la collaboration au service des communautés.

Le programme a débuté par un atelier régional de deux jours consacré au rôle du secteur privé dans les systèmes d’alerte précoce multirisques (MHEWS) et la résilience des entreprises, tenu à la Maison des Nations Unies à Bridgetown. Les discussions ont porté sur la manière dont les systèmes d’alerte précoce, la résilience des chaînes d’approvisionnement et les plans de continuité des activités peuvent contribuer à sauver des vies, protéger les investissements et renforcer la compétitivité des économies caribéennes, tout en soutenant l’initiative mondiale « Early Warnings for All » (EW4All).

Dans la continuité de cet atelier, CariCham a organisé une retraite stratégique à l’hôtel Hilton Barbados Resort, axée sur la définition de son agenda collectif pour la période 2026–2027. Lors de cette session en présentiel, les Chambres membres ont examiné l’orientation stratégique de CariCham, identifié des priorités communes issues de consultations récentes et convenu des prochaines étapes concrètes afin de renforcer l’action conjointe au sein du réseau.

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), membre fondateur de CariCham, a pris une part active à ces échanges, réaffirmant l’engagement du secteur privé haïtien dans les dynamiques régionales de coopération et de résilience. À travers sa participation aux travaux et aux réflexions stratégiques, la CCIH entend, en lien avec le Conseil d’administration de CariCham, explorer et promouvoir les opportunités les plus pertinentes pour le secteur privé haïtien, notamment au bénéfice des différents départements du pays, dans une logique d’inclusion territoriale et de relance économique.

Parmi les résultats majeurs de cette retraite figure la mise en place de comités dédiés destinés à soutenir la mise en œuvre de la vision de CariCham et à renforcer l’exécution des priorités partagées. Ces comités – couvrant notamment les domaines du plaidoyer, des opportunités d’affaires, de la résilience, ainsi que de la gouvernance et de la communication – auront pour mission de coordonner les programmes de travail, de mobiliser l’expertise au sein des Chambres et de veiller à ce que les initiatives régionales se traduisent par des retombées concrètes pour les entreprises et les communautés.

Les dirigeants ont souligné que la création de ces comités traduit un engagement renouvelé et renforcé en faveur de la coopération entre les membres de CariCham. En mutualisant les connaissances, en harmonisant les actions de plaidoyer et en coordonnant les initiatives, le réseau entend favoriser une collaboration plus approfondie, soutenir des investissements fondés sur une meilleure gestion des risques et contribuer à relever les défis régionaux majeurs, notamment en matière de réduction des risques de catastrophe, de résilience des chaînes d’approvisionnement et de croissance durable.

À travers son partenariat avec l’UNDRR et les organisations régionales, CariCham continuera de promouvoir le rôle du secteur privé en tant qu’acteur clé du renforcement de la résilience et du développement des systèmes d’alerte précoce dans la Caraïbe. Les résultats de l’atelier et de la retraite stratégique de la Barbade alimenteront le plan de travail de CariCham ainsi que les lignes directrices régionales actuellement en cours d’élaboration, visant à renforcer l’engagement du secteur privé dans la réduction des risques de catastrophe et les systèmes d’alerte précoce multirisques.

Un entrepreneur haïtien remporte deux grands prix internationaux à Berlin

Le président de Sunrise Airways, Philippe Bayard, a été distingué lors des International Travel Awards 2026 organisés dans le cadre du salon ITB Berlin.

Le dirigeant de la compagnie aérienne Sunrise Airways, Philippe Bayard, a reçu deux distinctions internationales lors des International Travel Awards 2026.

Les prix ont été décernés par la Pacific Area Travel Writers Association (PATWA) lors du PATWA World Tourism Leaders’ Summit, organisé à Berlin dans le cadre du salon ITB Berlin, l’un des plus grands événements mondiaux consacrés au tourisme.

La cérémonie s’est tenue le 4 mars dans la capitale allemande. Philippe Bayard y a reçu le Gold Award for Excellence in Airline Leadership – Caribbean, tandis que Sunrise Airways a également été récompensée par le prix de la Best Airline – Caribbean.

Ces récompenses viennent saluer le rôle joué par la compagnie dans le développement des liaisons aériennes entre plusieurs territoires de la Caraïbe.

Fondée en 2012, Sunrise Airways s’est progressivement imposée dans le transport aérien régional. La compagnie dessert aujourd’hui plusieurs destinations, notamment Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Les Cayes, Jérémie, Saint-Domingue, La Havane, Santiago de Cuba, Holguín, Camagüey, la Guadeloupe, Panama, Miami, Fort Lauderdale, Providenciales et Saint-Martin.

Dans une déclaration relayée par la compagnie, Philippe Bayard a salué le travail de ses équipes.

« C’est un immense honneur de recevoir ces distinctions internationales. Cette reconnaissance reflète le travail de toute notre équipe et notre engagement à renforcer la connectivité régionale dans les Caraïbes », a-t-il déclaré.

Le chef d’entreprise a également évoqué sa vision d’une région caribéenne plus intégrée grâce au transport aérien, une idée qu’il résume par le concept « One Caribbean », visant à faciliter les échanges économiques, touristiques et culturels entre les territoires de la région et les communautés de la diaspora.

Participation de la CCIH à la deuxième édition de la CAF au Panama

Facilitation douanière : Un protocole entre le MEF, la CCIH et l’ADIH pour simplifier le dédouanement et renforcer la compétitivité des entreprises locales 

Le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) et l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) ont signé, ce vendredi 16 janvier 2016, un protocole d’accord visant à faciliter et optimiser les procédures de dédouanement au profit de la production nationale.


La cérémonie de signature, tenue à dans un Hotel à Petion ville, a réuni plusieurs hauts responsables publics et privés, dont le ministre de l’Économie et des Finances, le directeur général de l’Administration générale des Douanes (AGD), ainsi que les dirigeants de la CCIH et de l’ADIH. Au-delà du caractère institutionnel de l’événement, l’initiative se veut une réponse concrète aux difficultés structurelles auxquelles font face les entreprises industrielles haïtiennes.

Conclu pour une durée de 3 ans, le protocole vise principalement à faciliter l’importation des matières premières et des intrants destinés à la production locale. L’objectif affiché est clair : réduire les délais, maîtriser les coûts, sécuriser les flux de marchandises et, surtout, renforcer la compétitivité des entreprises nationales, tant sur le marché local qu’à l’international.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le président de l’Association des Industries d’Haïti, Maulik Radia, a souligné l’importance stratégique de cet accord. Dans un discours prononcé en anglais, il a insisté sur le fait que ce protocole va bien au-delà d’une simple formalité administrative. « La facilitation douanière constitue une étape décisive pour nos entreprises. Elle permet de réduire les coûts liés aux procédures de dédouanement, d’améliorer la productivité et de préserver la compétitivité, tant sur le marché local qu’international », a-t-il déclaré.

Toujours selon lui, l’accord contribue également à renforcer la valeur et la crédibilité du label « fabriqué en Haiti », en offrant aux produits locaux de meilleures conditions pour faire face à la concurrence internationale.

De plus, Maulik Radia a tenu à rappeler que la signature du document ne représente qu’une première étape. Le succès de l’initiative dépendra de la rigueur dans sa mise en œuvre, du suivi des engagements pris et de la capacité des parties prenantes à maintenir un dialogue technique, ouvert et constructif.

De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Jean Nathan Létang, a replacé l’accord dans son contexte économique et social. Il a reconnu que la signature intervient dans une période particulièrement difficile pour le pays, marquée par une instabilité politique persistante et une situation sécuritaire qui affecte lourdement les activités économiques.

Malgré ce climat, Jean Nathan Létang estime que le protocole constitue un pas important vers une Haïti plus compétitive et mieux gouvernée. Il a notamment insisté sur la responsabilité des entreprises bénéficiaires. « La CCIH s’engage à sensibiliser ses membres au strict respect de leurs obligations fiscales et douanières. La facilitation ne peut fonctionner que dans un cadre de conformité, de transparence et de confiance mutuelle », a-t-il affirmé.
Concrètement, l’accord prévoit plusieurs mesures de facilitation, parmi lesquelles la simplification des procédures de dédouanement, l’octroi de circuits prioritaires aux entreprises conformes, l’entreposage des matières premières directement à l’usine, la mise en place de guichets dédiés, ainsi que l’exonération de l’Amende pour Déclaration Tardive (ADT) dans des situations spécifiques et dûment justifiées.

Ces dispositions seront appliquées dans le strict respect du cadre légal et réglementaire en vigueur. Le MEF assurera le pilotage et le suivi du dispositif, tandis que l’AGD veillera à l’application effective des mesures, dans une logique de modernisation, d’efficacité du contrôle et de sécurisation des recettes publiques.
Pour le ministre de l’Économie et des Finances, ce protocole traduit la volonté du gouvernement de soutenir concrètement la production nationale, de moderniser l’action publique et de consolider la relation de confiance avec les entreprises respectueuses des règles. Dans un pays où l’économie formelle peine à se maintenir face à l’insécurité et à l’instabilité, cet accord apparaît comme une tentative de créer des conditions plus favorables à l’investissement, à la création d’emplois et à une croissance durable.

Lancement du Centre de Services de la CCI-Sud : un nouvel outil d’appui aux entreprises

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Sud (CCI-Sud) a procédé, le dimanche 21 décembre 2025, au lancement officiel de son Centre de Services aux entreprises, lors d’une cérémonie organisée dans ses locaux.
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Sud (CCI-Sud) a procédé, le dimanche 21 décembre 2025, au lancement officiel de son Centre de Services aux entreprises, lors d’une cérémonie organisée dans ses locaux. Cette initiative s’inscrit dans le Projet de mise en place des Centres de Services des Chambres de Commerce et d’Industrie du Grand Sud, porté par le Collectif des Chambres de Commerce et d’Industrie du Grand Sud (CCCIGS), avec l’appui financier du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF).

Une vue de l'assistance au lancement du Centre de Services de la CCI-Sud

Le projet vise à renforcer l’accompagnement des entreprises locales dans un contexte économique marqué par la fragilité des micros, petites et moyennes entreprises, la prédominance de l’informalité et l’accès limité aux services d’appui.

Intervenant lors de la cérémonie, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Sud, Jean Nathan Létang, a rappelé les difficultés auxquelles est confrontée la métropole du grand Sud et la nécessité d’une réponse anticipée de l’État et du secteur privé. « La métropole du grand Sud vit des moments difficiles. L’État et le secteur privé doivent anticiper pour développer des moyens modernes, ouvrir de nouvelles entreprises et créer de nouveaux emplois afin de les délocaliser de Port-au-Prince », a-t-il déclaré.

Selon lui, le centre de services de la CCI-Sud constitue une initiative régionale majeure, appelée à renforcer le rôle de la chambre comme interface de soutien et partenaire stratégique des entrepreneurs.

Pour sa part, le directeur exécutif de la CCI-Sud, Jacquelin Dérismé, a insisté sur la nécessité pour les entreprises locales de s’adapter à un environnement économique en constante évolution.

« Nous savons que le monde évolue et que les entreprises doivent être compétitives. La Chambre de Commerce cherche à s’adapter à la réalité du jour pour permettre aux entrepreneurs du département du Sud d’accéder à davantage de services », a-t-il indiqué.

Il a précisé que le centre de services offrira notamment des formations, des activités de sensibilisation, des services liés à la technologie et à l’intelligence artificielle, ainsi qu’un accompagnement visant à améliorer la performance des entreprises.

« La Chambre doit permettre à ses membres de s’adapter, de devenir plus performants et de contribuer à la croissance économique du département du Sud », a ajouté M. Derismé.
Le directeur exécutif a également apporté des précisions sur le financement du centre de services, soulignant que les fonds proviennent du Collectif des Chambres de Commerce, bénéficiaire d’un appui financier du Ministère de l’Économie et des Finances.

« La CCI-Sud a reçu un financement de deux millions de gourdes, tout comme les autres Chambres de Commerce membres du Collectif, afin de permettre aux entreprises de bénéficier de ces services », a-t-il précisé.
Il a rappelé que ces services sont destinés exclusivement aux membres de la Chambre, tout en invitant les entreprises locales à adhérer afin de pouvoir en bénéficier.

« Nous invitons les entreprises de la région à devenir membres de la Chambre de Commerce pour avoir accès à ces services », a-t-il lancé.
Selon lui, les ressources humaines mobilisées dans le cadre du centre seront prioritairement issues de la région, avec la possibilité de recourir à des expertises extérieures en cas de besoin tout en donnant l’assurance que le Centre de Services s’inscrit dans la mission permanente de la CCI-Sud et que ses activités seront maintenues de manière continue dans le département.

Discours de Martine Cuvilly de la Présidente de la CCIO à l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la Chambre départementale de l’Ouest

À l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest (CCIO), la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) a l’honneur de publier le discours de la Présidente de la CCIO, Madame Martine Laroche Cuvilly.

Dans cette allocution forte et rassembleuse, la Présidente revient sur près de deux décennies de résilience du secteur privé dans le département de l’Ouest, marqué par de profondes crises économiques, sociales et sécuritaires. Elle rend hommage aux entrepreneurs haïtiens qui, malgré l’adversité, ont choisi de créer, d’investir, d’innover et de rester engagés au service du développement local et national.

Ce discours met également en lumière les défis à venir et les opportunités à saisir, en appelant à un secteur privé plus uni, plus moderne et plus conscient de son rôle économique, social et citoyen. À travers une vision tournée vers l’avenir, la CCIO réaffirme sa mission de fédération, d’accompagnement et de plaidoyer au bénéfice de l’ensemble des acteurs économiques du département de l’Ouest.

La CCIH s’associe à cette célébration et salue le travail constant de la CCIO, dans la promotion d’un développement inclusif, durable et porté par les forces vives du pays.

 Nous vous invitons à découvrir ci-dessous le discours intégral de la Présidente de la CCIO à l’occasion de ce 17ᵉ anniversaire.

DISCOURS DE LA PRÉSIDENTE À L’OCCASION DES 17 ANS DE LA CCIO

Mesdames, Messieurs,
Chers entrepreneurs, partenaires et amis du développement,

Bonjour,

Je suis Martine Laroche Cuvilly, Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest. À l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la CCIO, je suis honorée de m’adresser à vous et de célébrer ensemble un parcours marqué par la résilience et l’engagement du secteur privé.

Depuis 2008, notre pays et notre département ont traversé des moments parmi les plus difficiles de notre histoire récente. Ces défis ont touché nos entreprises, nos familles, nos communautés et nos territoires. Et pourtant, malgré les secousses économiques, sociales et politiques, une vérité demeure :
le secteur privé n’a jamais cessé d’avancer.

Au contraire, de nombreuses entreprises ont vu naissance, ont grandir, ont investi,  se sont moderniser, tandis que d’autres ont choisi de se réinventer pour survivre. Il faut du courage, mais aussi une véritable vision, pour continuer à entreprendre.

Au nom de la CCIO, je félicite tous les entrepreneurs — membres ou non de notre institution — qui, par leur persévérance, leurs investissements, démontrent chaque jour leur foi en l’avenir d’Haïti et de notre département.
Ayibobo pou nou tout !

Je tiens à saluer particulièrement la nouvelle génération d’entrepreneurs, animée d’un profond sens de responsabilité et d’appartenance. Ils ont choisi de rester, de créer, de bâtir ici, convaincus que c’est à nous qu’il appartient de construire l’Haïti dont nous rêvons.

Aujourd’hui, entreprendre ne consiste plus seulement à créer ou maintenir des emplois. Cela implique aussi d’assumer un rôle social, citoyen et environnemental. Les transformations que vit notre pays nous invitent à repenser nos pratiques, à moderniser nos entreprises, et à faire de la réussite économique un moteur de mieux-être collectif.

La CCIO en est profondément convaincue.

Si les pressions économiques, sécuritaires et sociales pèsent fortement sur notre département aujourd’hui, elles ouvrent aussi une nouvelle page.

Demain, il nous faudra reconstruire  des infrastructures, des quartiers, des services essentiels, une économie locale plus forte.
Et reconstruire, c’est aussi imaginer autrement.

Les opportunités existent partout : de l’Arcahaie à La Gonâve, des Palmes, à Croix-des-Bouquets,de carrefour au centre ville, enfin dans toute la grande agglomération de Port-au-Prince.

Elles touchent des secteurs comme le tourisme, l’agribusiness, la construction, les énergies renouvelables, les technologies, la pêche, les industries culturelles, et bien d’autres encore.


Par ailleurs, les avancées technologiques, notamment la digitalisation et l’intelligence artificielle, nous offrent des outils concrets pour rattraper notre retard et mieux nous connecter à la Caraïbe, aux Amériques et au monde.

Alors que nous célébrons les 17 ans de la CCIO, je souhaite, en mon nom propre et celui du conseil d’administration, remeecier tous ceux qui ont contribué à cette aventure collective :

nos fondateurs, nos membres fidèles, nos entrepreneurs, nos collaborateurs d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que nos partenaires institutionnels.
Je veux aussi rendre hommage à ceux qui ne sont plus parmi nous, mais dont l’engagement continue d’inspirer notre chemin.

C’est grâce à chacun de vous que la CCIO a su traverser les turbulences et rester debout, résolument tournée vers un avenir plus stable, plus ambitieux et plus inclusif.

En regardant vers l’avenir, une conviction s’impose :
nous devons travailler ensemble.

Le développement du département de l’Ouest dépend de notre capacité à unir nos forces, mutualiser nos ressources, défendre des positions communes et porter des projets structurants.

Nous avons besoin de votre vision, de vos capitaux, de vos réseaux, de vos idées. Mais nous avons surtout besoin d’un secteur privé organisé, rassemblé et déterminé à transformer les obstacles en opportunités.

C’est dans cet esprit que j’invite tous les entrepreneurs du département de l’Ouest à rejoindre la CCIO —
de la petite boutique de quartier aux grandes entreprises,
des micro-entrepreneurs aux start-ups,
des petites structures familiales aux industries bien établies.

Pa gen biznis ki twò piti pou CCIO.
Le secteur privé, c’est nous tous.
Chak moun k ap kreye, vann, pwodwi… fè pati mouvman devlopman depatman an.

CCIO se chanm tout komèsan, tout endistriyèl, tout antreprenè, san diskriminasyon.

Depu wap fe biznis nan depatman an ou glin plas ou nan CCIO.

Nous sommes en ligne, et aussi physiquement présents à Lotus Plaza, à Pétion-Ville, passé nous voir.

Ensemble, ouvrons une nouvelle étape de notre développement.
L’avenir nous tend les bras :  unissons nos forces et poursuivons notre ambition pour le progrès économique, social et humain de notre territoire.

Vive Haïti.
Vive le département de l’Ouest.
Vive ses entrepreneurs.
Vive la CCIO.

Communication de la Chambre de Commerce et d’Industrie D’Haïti CCIH-CA/1-12/25

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) a l’honneur d’informer le public, les institutions nationales, les représentations diplomatiques, les organisations internationales, les associations professionnelles ainsi que l’ensemble des acteurs du secteur privé évoluant en Haïti qu’un nouveau Conseil d’Administration est en fonction depuis novembre 2024.

Ce Conseil, marqué par une représentation élargie et inclusive du secteur privé national issus de tous les départements du pays, incarne une nouvelle dynamique de collaboration, de responsabilité et d’engagement collectif au service du développement économique national. Dès son installation, le Conseil s’est attelé à la tâche avec détermination, animé par la volonté de renforcer les fondations institutionnelles de la CCIH et de consolider son rôle de plateforme unificatrice de la communauté des affaires haïtienne.

Dans cet élan de modernisation et de transparence, la CCIH annonce :

Il est également rappelé que, dans le cadre de ces nouvelles orientations institutionnelles, toute décision officielle, tout positionnement public et toute note officielle émanant de la CCIH doit obligatoirement porter la signature de l’ensemble des membres actifs du Conseil d’Administration. Cette mesure vise à assurer une gouvernance harmonisée, transparente, représentative de l’ensemble des pôles régionaux et conforme à l’intérêt collectif du secteur privé haïtien.

Le Conseil réaffirme sa volonté de contribuer à l’émergence d’un secteur privé responsable, productif, structuré et résilient, pleinement engagé dans la reconstruction économique et la relance des investissements en Haïti. Avec assurance, dignité, respect et esprit d’ouverture, la CCIH demeure déterminée à travailler avec l’ensemble des acteurs publics, privés, diplomatiques et communautaires dans une approche constructive, inclusive et orientée vers des résultats durables.

La Huitaine du Nord-Ouest — Quand une région entière devient une scène vivante d’innovation et d’identité

Du 1er au 8 decembre dernier, le Nord-Ouest n’a pas simplement organisé un événement, il a ouvert un livre vivant, où chaque page vibrait d’économie locale, de culture enracinée et d’innovation audacieuse. Sous l’impulsion de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord-Ouest (CCINO), la semaine de la fete patronale de Port de Paix a transformé la région en un laboratoire social à ciel ouvert, un lieu où les idées circulaient aussi librement que les artistes, les entrepreneurs et les porteurs d’espoir.

Dès la conférence de presse de lancement, l’atmosphère ressemblait à une respiration collective, une brise nouvelle portée par les voix des institutions, des créateurs, des jeunes et des sages du département. Ce 1er decembre, près de 300 visages, 300 histoires, réunis dans un même souffle pour dire : “Le Nord-Ouest est debout.”

Pendant huit jours, chaque journée fut une allégorie du pays que nous aspirons à bâtir.

Le débat sur la sécurité et l’environnement, a rappelé l’urgence de protéger la maison commune. La rencontre diaspora–communauté a agi comme un pont suspendu entre deux Haïtis qui se cherchent, mais qui ne cessent de se reconnaître. Le festival des poids lourds, a donné corps à la résilience haïtienne, robuste, obstinée, indestructible.

Au cœur de la Huitaine battait un marché d’émotions et de saveurs, riz djon djon fumant, kabrit boukané, bouyon tèt kabrit… Une gastronomie qui ne nourrit pas que le ventre, elle raconte l’âme. Autour des stands, l’économie locale n’était plus un concept, elle avait des parfums, des couleurs, des noms et des sourires.

Puis vint la journée des opportunités d’affaires et de l’intelligence artificielle, le choc des mondes, la rencontre entre le terroir millénaire et les technologies qui redessinent l’avenir. Là, des jeunes, des investisseurs et des visionnaires ont semé des idées qui germeront au-delà de cette semaine.

La mobilisation culturelle, le bal populaire, les distinctions officielles, la mise en lumière du talent féminin, autant de scènes où la mémoire, la fierté et la reconnaissance ont dansé ensemble. Et comme une prière finale, la marche en hommage aux Grenadiers a rassemblé la population dans un même pas, un même hommage, un même destin.

La Huitaine n’a pas été une simple succession d’activités. Elle a été une démonstration magistrale de ce que peut produire un territoire lorsqu’il s’écoute, se célèbre et s’unit.
La CCINO a prouvé que le développement n’est pas seulement une affaire de chiffres, c’est une alchimie entre l’héritage, la créativité et le courage collectif.

Un modèle inspirant de développement endogène… et une invitation à rêver encore plus loin.
Chapeau bas au Conseil d’Administration de la CCINO.

Restitution nationale du Forum sur l’engagement du secteur privé dans la réduction de la violence communautaire

Le 6 novembre 2025, un souffle nouveau a traversé les couloirs du dialogue national. Ce jour-là, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), en partenariat avec le ses alliés institutionnels et territoriaux, a tenu la restitution officielle du Forum sur l’engagement du secteur privé dans la réduction de la violence communautaire, une étape décisive dans la germination d’un pacte économique pour la paix.

Ce forum, dont les racines ont été plantées à Vaudreuil, Cap-Haïtien, les 28, 29 et 30 juillet derniers, a réuni plus d’une centaine de voix venues des dix départements du pays. À travers les ateliers en présentiel et les sessions virtuelles dans l’Ouest, une mosaïque d’expériences, de convictions et de propositions a été tissée avec soin. Entrepreneurs, jeunes leaders, associations professionnelles, coopératives, chambres de commerce, représentants étatiques et partenaires techniques ont uni leurs regards pour tracer ensemble les contours d’un avenir plus stable, plus inclusif, plus fécond.

La restitution du 6 novembre n’était pas une simple synthèse : elle fut une cérémonie de reconnaissance, une célébration de l’engagement collectif. En présence des membres du Conseil Présidentiel de Transition, des partenaires internationaux, des ministères sectoriels, des collectivités territoriales et des présidents des chambres de commerce départementales, appuyés par les pôles de développement du Corridor Nord et du Collectif Sud,  la voix du secteur privé s’est élevée, claire, cohérente, et résolument tournée vers l’action.

Pour que cette dynamique ne reste pas lettre morte, la CCIH a annoncé la mise en chantier d’un instrument structurant. De la parole à l’outil, naissance d’un Secrétariat Technique du Secteur Privé (STSP). Pensé comme un arbre de gouvernance aux racines profondes et aux branches ouvertes, ce dispositif vise à coordonner les efforts, à représenter les intérêts économiques dans les instances nationales, et à soutenir les initiatives locales à fort impact social.

Le STSP sera un espace de concertation, de formulation technique, de suivi territorial et de dialogue intersectoriel. Il incarnera une nouvelle culture de coopération, où le secteur privé ne se contente plus d’observer, mais devient acteur, médiateur et bâtisseur.

Un engagement qui inspire, une démarche qui rassemble. Ce forum et sa restitution ne sont pas des événements isolés : ils sont les premiers battements d’un cœur économique qui choisit de battre au rythme de la paix. Ils témoignent d’une volonté partagée de transformer les défis en opportunités, les fractures en ponts, et les silences en paroles fécondes.

La CCIH salue l’engagement de toutes celles et ceux qui ont contribué à cette démarche. Ensemble, nous avons prouvé que le dialogue n’est pas un luxe, mais une nécessité ; que l’économie peut être un levier de cohésion ; et que le secteur privé, lorsqu’il s’unit, devient une force de transformation nationale.

Le chemin est encore à tracer, mais les balises sont posées. Quand les racines du dialogue nourrissent les branches de la paix, le Secrétariat Technique du Secteur Privé sera notre boussole. Et chaque acteur engagé, notre éclaireur.

Le secteur privé de l’Ouest se mobilise pour réduire la violence communautaire

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), avec le support du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) et l’appui technique de la BINUH et du Système des Nations Unies, a organisé les 20 et 27 octobre 2025 deux ateliers virtuels rassemblant les principaux acteurs du secteur privé du département de l’Ouest autour d’un enjeu majeur : l’engagement direct des entreprises dans la réduction de la violence communautaire.

Ces rencontres se sont déroulées dans un contexte national extrêmement tendu, où l’insécurité freine le développement économique et fragilise le tissu social. Plus de 1,3 million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur de leur propre pays en Haïti, soit une augmentation significative par rapport aux années précédentes (International Organization for Migration [IOM], 2025). Parallèlement, une large partie de Port-au-Prince demeure sous le contrôle de groupes armés, rendant l’accès aux services de base très difficile et accentuant la crise humanitaire (Conseil de sécurité des Nations Unies, 2025). Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques : ils traduisent la réalité quotidienne de milliers de familles et l’urgence d’une action concertée.

Au cours de ces ateliers, les participants ont pu mesurer l’impact direct et tangible de la violence sur le secteur privé. La CCIH a rappelé que « la violence n’est pas seulement une tragédie humaine, elle constitue également un obstacle majeur au développement économique. Sans sécurité, il ne peut y avoir ni croissance, ni stabilité, ni investissements durables ». Le premier atelier a permis de présenter l’approche des Nations Unies ainsi qu’un canevas destiné à collecter des informations sur les incidents de violence dans les communautés. Ces données nourriront directement le plan d’action conjoint actuellement en cours d’élaboration. Comme l’a souligné Mme Aïmé Diouf, Représentante des Nations Unies : « Aucune stratégie ne peut s’implémenter sans plan d’action, et aucun plan d’action ne peut réussir s’il n’est pas en adéquation avec la réalité des communautés ».

Le second atelier a prolongé cette dynamique participative, avec des discussions ciblées sur les moyens d’impliquer directement le secteur privé dans la prévention de la violence, le soutien aux communautés touchées et la reconstruction des zones vulnérables. Les participants se sont engagés à continuer la collecte de données et à proposer des actions concrètes pour renforcer la résilience sociale et économique des quartiers affectés.

Ces ateliers confirment la volonté du secteur privé de jouer un rôle stratégique dans la promotion d’un climat sécurisé et favorable au développement durable. La CCIH, en coordination avec ses partenaires, agit comme plateforme de concertation pour orienter les efforts vers des initiatives concrètes, durables et inclusives. La réussite de cette démarche repose sur la continuité du dialogue et l’engagement collectif : chaque entreprise, chaque acteur, chaque citoyen est un maillon indispensable pour bâtir un Haïti plus sûr, stable et prospère.