

Du 1er au 8 decembre dernier, le Nord-Ouest n’a pas simplement organisé un événement, il a ouvert un livre vivant, où chaque page vibrait d’économie locale, de culture enracinée et d’innovation audacieuse. Sous l’impulsion de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord-Ouest (CCINO), la semaine de la fete patronale de Port de Paix a transformé la région en un laboratoire social à ciel ouvert, un lieu où les idées circulaient aussi librement que les artistes, les entrepreneurs et les porteurs d’espoir.
Dès la conférence de presse de lancement, l’atmosphère ressemblait à une respiration collective, une brise nouvelle portée par les voix des institutions, des créateurs, des jeunes et des sages du département. Ce 1er decembre, près de 300 visages, 300 histoires, réunis dans un même souffle pour dire : “Le Nord-Ouest est debout.”
Pendant huit jours, chaque journée fut une allégorie du pays que nous aspirons à bâtir.
Le débat sur la sécurité et l’environnement, a rappelé l’urgence de protéger la maison commune. La rencontre diaspora–communauté a agi comme un pont suspendu entre deux Haïtis qui se cherchent, mais qui ne cessent de se reconnaître. Le festival des poids lourds, a donné corps à la résilience haïtienne, robuste, obstinée, indestructible.
Au cœur de la Huitaine battait un marché d’émotions et de saveurs, riz djon djon fumant, kabrit boukané, bouyon tèt kabrit… Une gastronomie qui ne nourrit pas que le ventre, elle raconte l’âme. Autour des stands, l’économie locale n’était plus un concept, elle avait des parfums, des couleurs, des noms et des sourires.
Puis vint la journée des opportunités d’affaires et de l’intelligence artificielle, le choc des mondes, la rencontre entre le terroir millénaire et les technologies qui redessinent l’avenir. Là, des jeunes, des investisseurs et des visionnaires ont semé des idées qui germeront au-delà de cette semaine.
La mobilisation culturelle, le bal populaire, les distinctions officielles, la mise en lumière du talent féminin, autant de scènes où la mémoire, la fierté et la reconnaissance ont dansé ensemble. Et comme une prière finale, la marche en hommage aux Grenadiers a rassemblé la population dans un même pas, un même hommage, un même destin.
La Huitaine n’a pas été une simple succession d’activités. Elle a été une démonstration magistrale de ce que peut produire un territoire lorsqu’il s’écoute, se célèbre et s’unit.
La CCINO a prouvé que le développement n’est pas seulement une affaire de chiffres, c’est une alchimie entre l’héritage, la créativité et le courage collectif.
Un modèle inspirant de développement endogène… et une invitation à rêver encore plus loin.
Chapeau bas au Conseil d’Administration de la CCINO.





